En bref
La tendinopathie des ischio-jambiers est une souffrance du tendon qui relie les muscles de l’arrière de la cuisse au bassin, au niveau de la tubérosité ischiatique. Elle provoque une douleur profonde sous la fesse, aggravée en position assise et lors de la course à pied. Le traitement associe adaptation de l’activité, renforcement musculaire progressif et correction des facteurs biomécaniques. Au cabinet des Podologues du Sommeiller à Chambéry, le podologue peut réaliser une analyse posturale, de la marche et de la course sur tapis Zebris, et concevoir des semelles orthopédiques sur mesure si nécessaire.
Qu’est-ce que la tendinopathie des ischio-jambiers ?
La tendinopathie des ischio-jambiers est une atteinte du tendon des muscles ischio-jambiers, le plus souvent à leur insertion haute sur le bassin. On parle alors de tendinopathie proximale des ischio-jambiers.
Les muscles ischio-jambiers sont au nombre de trois : le biceps fémoral, le semi-tendineux et le semi-membraneux. Situés à l’arrière de la cuisse, ils fléchissent le genou et étendent la hanche. Ils s’attachent tous sur la tubérosité ischiatique, l’os sur lequel on s’assoit.
La tendinopathie n’est pas une simple inflammation. C’est une altération de la structure du tendon ischio-jambier, qui ne supporte plus les charges qu’on lui impose. C’est pourquoi le repos seul suffit rarement à guérir.
Quels sont les symptômes ?
Le symptôme principal est une douleur profonde au pli de la fesse, parfois étendue à l’arrière de la cuisse. Les signes caractéristiques sont :
- une douleur en position assise prolongée, surtout sur une surface dure ou en voiture ;
- une douleur en début d’effort, qui peut s’atténuer à l’échauffement puis revenir après la séance ;
- une gêne lors des montées, des accélérations, des sprints ou des étirements ;
- une raideur au réveil ou après une période d’immobilité.
Quelles sont les causes ?
La cause principale est un déséquilibre entre la charge imposée au tendon et sa capacité d’adaptation. Les facteurs favorisants les plus fréquents sont :
- Une augmentation trop rapide de l’entraînement, en volume, en intensité ou en dénivelé.
- Une faiblesse des fessiers ou du tronc, qui oblige les ischio-jambiers à compenser. Voir aussi notre article sur la tendinopathie du moyen fessier.
- Des étirements excessifs, qui compriment le tendon contre l’os.
- La position assise prolongée, qui exerce une pression directe sur l’insertion du tendon.
- Des troubles de l’appui et de la posture : foulée déséquilibrée, inégalité de longueur de jambe, bascule du bassin, mauvais déroulé du pied.
Ce dernier facteur est souvent négligé. Il modifie pourtant la répartition des contraintes sur toute la chaîne postérieure, du pied jusqu’au bassin.
Comment se fait le diagnostic ?
Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique : interrogatoire, palpation de la tubérosité ischiatique et tests de mise en charge du tendon. Le médecin peut prescrire une échographie ou une IRM pour confirmer l’atteinte.
Les diagnostics différentiels à écarter sont principalement :
- une irritation du nerf sciatique, qui passe juste à côté des ischio-jambiers ;
- une douleur d’origine lombaire (voir notre article sur les lombalgies) ;
- une bursite ischiatique ;
- une lésion musculaire aiguë (déchirure, élongation) ;
- une tendinopathie des adducteurs, dont la douleur se situe plutôt à l’intérieur de la cuisse.
Quel est le traitement ?
La prise en charge est progressive et combine trois axes :
1. Adapter la charge. Il ne faut pas tout arrêter, mais réduire temporairement ce qui déclenche la douleur (côtes, sprints, étirements, position assise prolongée) en conservant une activité tolérable.
2. Renforcer progressivement le tendon. Encadré par un kinésithérapeute, le programme commence généralement par des exercices isométriques, puis évolue vers des exercices dynamiques. Le renforcement des fessiers et le gainage complètent le travail.
3. Corriger les facteurs biomécaniques. C’est le rôle du podologue, pour agir sur la cause et limiter le risque de récidive.
La guérison demande en général plusieurs semaines à plusieurs mois, selon l’ancienneté des symptômes.
Quel est le rôle du podologue ?
Le podologue recherche et corrige les troubles de l’appui et de la posture qui peuvent surcharger les ischio-jambiers. Au cabinet des Podologues du Sommeiller, la prise en charge peut comprendre :
- un bilan podologique : examen des pieds en charge et en décharge, recherche d’une inégalité de longueur des membres inférieurs ou d’un déséquilibre du bassin, avec une approche en posturologie ;
- une analyse posturale, de la marche et de la course sur tapis Zebris, pour évaluer les mouvements et repérer les déséquilibres ;
- des semelles orthopédiques sur mesure si un trouble de l’appui est mis en évidence ;
- le K-Laser, dont le cabinet est équipé et qui est utilisé notamment dans le traitement des tendinites ;
- des conseils sur le choix des chaussures et la reprise progressive du sport, en coordination avec votre médecin et votre kinésithérapeute.
Comment éviter une récidive ?
- Augmentez votre charge d’entraînement progressivement.
- Renforcez régulièrement les ischio-jambiers et les fessiers.
- Variez les terrains et les types de séances.
- Faites des pauses et utilisez un coussin si vous travaillez assis.
- Portez des chaussures adaptées à votre foulée.
- Faites contrôler vos appuis en cas de douleurs répétées.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une tendinopathie des ischio-jambiers ?
Généralement de plusieurs semaines à plusieurs mois. Une prise en charge précoce raccourcit la durée.
Peut-on continuer à courir avec une tendinopathie des ischio-jambiers ?
Souvent oui, en adaptant l’intensité : allure modérée sur terrain plat, sans côtes ni fractionné, tant que la douleur reste faible et ne s’aggrave pas le lendemain. Demandez l’avis d’un professionnel de santé.
Faut-il étirer les ischio-jambiers en cas de tendinopathie ?
Pas pendant la phase douloureuse. Les étirements compriment le tendon sur la tubérosité ischiatique et peuvent entretenir la douleur.
Pourquoi ai-je mal en position assise ?
Parce que le poids du corps appuie directement sur la tubérosité ischiatique, là où s’insère le tendon.
Pourquoi consulter un podologue pour une douleur à la cuisse ?
Parce qu’un trouble de l’appui ou de la foulée peut surcharger les ischio-jambiers. Le podologue peut le détecter et le corriger, ce qui aide à limiter les récidives.
Quelle différence avec une sciatique ?
La sciatique est une irritation du nerf sciatique, souvent accompagnée de fourmillements ou d’une douleur qui descend sous le genou. La tendinopathie donne une douleur localisée sous la fesse, liée à l’effort et à la position assise. Seul un examen clinique permet de trancher.
Où consulter un podologue du sport à Chambéry ?
Au cabinet des Podologues du Sommeiller, 69 rue du Sommeiller à Chambéry. Virginie Dupont et Cristiana Pires y exercent et sont titulaires du DU de podologie du sport.
Prendre rendez-vous à Chambéry
Une douleur persistante à l’arrière de la cuisse mérite un avis professionnel. Le cabinet des Podologues du Sommeiller vous accueille au 69 rue du Sommeiller, 73000 Chambéry.
Prenez rendez-vous par téléphone au 04 79 62 30 62 ou en ligne sur Doctolib.