Qu’est-ce que l’os naviculaire accessoire ?
L’os naviculaire est un petit os situé sur la face interne du pied, entre le talon et les métatarses. Chez environ 10 à 14 % de la population, un os accessoire — c’est-à-dire un os supplémentaire — se développe à côté de lui. Cet os accessoire est en réalité un noyau d’ossification qui ne s’est pas soudé au naviculaire lors de la croissance.
On distingue généralement trois types d’os naviculaire accessoire (classification de Geist) :
- Type I : un os sésamoïde isolé dans le tendon tibial postérieur, sans contact avec le naviculaire.
- Type II : le plus symptomatique — l’os accessoire est relié au naviculaire par un fibrocartilage. C’est dans ce type que les douleurs sont les plus fréquentes.
- Type III : l’os accessoire est partiellement fusionné au naviculaire, formant une bosse caractéristique sur le bord interne du pied.
Quels sont les symptômes ?
L’os naviculaire accessoire ne provoque pas toujours de douleur. Toutefois, lorsqu’il devient douloureux, on parle de syndrome de l’os naviculaire accessoire. Les symptômes les plus fréquents sont :
- Une douleur sur le bord interne du pied, aggravée par la marche ou le sport
- Une bosse visible et parfois rouge à l’intérieur du pied, juste en avant de la cheville
- Une sensibilité au toucher dans cette zone
- Une fatigue musculaire rapide lors de la marche ou de la course
- Un pied plat associé, car le tendon tibial postérieur — dont l’insertion se fait précisément sur le naviculaire — peut être perturbé par la présence de cet os supplémentaire
Les symptômes s’aggravent souvent après un effort prolongé, le port de chaussures trop serrées ou un traumatisme (entorse, choc direct).
Qui est concerné ?
Ce syndrome touche plus fréquemment les enfants et les adolescents entre 9 et 14 ans, au moment des poussées de croissance. Mais il peut aussi apparaître ou s’aggraver chez l’adulte, notamment chez les sportifs pratiquant la course à pied, le trail ou les sports d’équipe.
Les personnes présentant un pied plat sont statistiquement plus exposées, car la déformation de la voûte plantaire augmente les contraintes sur le tendon tibial postérieur et donc sur l’os naviculaire accessoire.
Comment établir le diagnostic ?
Le diagnostic est avant tout clinique : un podologue ou un médecin identifie la bosse caractéristique sur le bord interne du pied et évalue la douleur à la palpation. Une radiographie confirme la présence de l’os accessoire et permet de déterminer son type. Dans certains cas, une IRM est demandée pour évaluer l’état du fibrocartilage (Type II) ou du tendon tibial postérieur.
Prise en charge podologique : les solutions conservatrices
Dans la grande majorité des cas, le traitement est conservateur et donne d’excellents résultats. En cabinet podologique, plusieurs approches sont possibles :
Semelles orthopédiques sur mesure
Les semelles orthopédiques constituent le traitement de première intention. Elles ont pour objectif de décharger la zone douloureuse, de soutenir la voûte plantaire et de limiter les contraintes sur le tendon tibial postérieur. Au cabinet des Podologues du Sommeiller à Chambéry, elles sont réalisées sur mesure grâce à une analyse posturale et un bilan de marche complet (tapis Zebris, plateforme de pression).
Décharge et repos
En phase aiguë, le port d’une botte de marche peut être prescrit par le médecin pour immobiliser le pied et permettre la cicatrisation du fibrocartilage (Type II).
Adaptation des chaussures
Un conseil podologique sur le choix de chaussures adaptées est essentiel pour réduire les frottements sur la bosse osseuse et éviter les récidives douloureuses.
Traitement par K-Laser
Notre cabinet est équipé d’un K-Laser, qui peut être proposé en complément pour accélérer la cicatrisation des tissus péri-articulaires et réduire l’inflammation locale, notamment en cas de tendinite du tibial postérieur associée.
Quand envisager la chirurgie ?
La chirurgie n’est envisagée qu’en dernier recours, lorsque les traitements conservateurs ont échoué après plusieurs mois. L’intervention consiste à retirer l’os accessoire et, si nécessaire, à réinsérer le tendon tibial postérieur. Les résultats sont généralement bons, mais la convalescence est longue (plusieurs semaines en botte de marche).
Questions fréquentes sur l’os naviculaire accessoire
L’os naviculaire accessoire est-il grave ?
Non, l’os naviculaire accessoire n’est pas une maladie grave. C’est une variante anatomique bénigne présente dès la naissance chez 10 à 14 % de la population. Dans la majorité des cas, il ne provoque aucune douleur et ne nécessite aucun traitement. Lorsqu’il devient douloureux (syndrome de l’os naviculaire accessoire), une prise en charge podologique conservatrice — notamment par semelles orthopédiques — suffit généralement à soulager le patient durablement.
Comment savoir si j’ai un os naviculaire accessoire ?
Le signe le plus courant est une bosse douloureuse sur le bord interne du pied, juste en avant de la cheville. Si vous ressentez une douleur dans cette zone, aggravée à la marche ou au sport, consultez un podologue ou un médecin. Le diagnostic est confirmé par une radiographie, qui met en évidence la présence de cet os supplémentaire à côté du naviculaire.
Les semelles orthopédiques sont-elles efficaces pour l’os naviculaire accessoire ?
Oui, les semelles orthopédiques sur mesure sont le traitement de première intention et donnent de très bons résultats dans la majorité des cas. Elles permettent de soutenir la voûte plantaire, de décharger la zone douloureuse et de réduire les contraintes sur le tendon tibial postérieur. Pour être efficaces, elles doivent être réalisées sur mesure à partir d’un bilan podologique complet, et non achetées en pharmacie.
Peut-on faire du sport avec un os naviculaire accessoire ?
Oui, la pratique sportive reste possible dans la plupart des cas, à condition de bénéficier d’une prise en charge adaptée. Le port de semelles orthopédiques sur mesure, le choix de chaussures appropriées et, si nécessaire, un traitement complémentaire (K-Laser, repos relatif) permettent à de nombreux sportifs de reprendre leurs activités sans douleur. En cas de douleurs aiguës, une période de repos avec botte de marche peut être nécessaire avant la reprise progressive du sport.
L’os naviculaire accessoire disparaît-il avec le temps ?
Non, l’os naviculaire accessoire ne disparaît pas spontanément. Il est présent de façon permanente. En revanche, les douleurs qu’il provoque peuvent s’atténuer naturellement avec le temps, surtout chez l’enfant après la fin de la croissance. Un traitement podologique adapté accélère cette évolution favorable et prévient les récidives douloureuses.
Faut-il opérer un os naviculaire accessoire ?
La chirurgie n’est envisagée qu’en dernier recours, lorsque le traitement conservateur (semelles orthopédiques, botte de marche, K-Laser) a échoué après 6 à 12 mois de suivi. Dans la grande majorité des cas — plus de 80 % selon la littérature médicale — la prise en charge podologique évite le recours à l’opération. Si vous souhaitez un avis, consultez un podologue à Chambéry avant d’envisager toute chirurgie.
Consultez vos podologues à Chambéry
Vous ressentez une douleur sur le bord interne du pied ? Une bosse suspecte est apparue à l’intérieur de votre cheville ? Ne laissez pas la douleur s’installer. Une prise en charge précoce par un podologue permet dans la quasi-totalité des cas d’éviter le recours à la chirurgie.
Le cabinet Podologues du Sommeiller à Chambéry (69 rue du Sommeiller, 73000 Chambéry) vous accueille pour un bilan complet et la confection de semelles orthopédiques sur mesure adaptées à votre morphologie et à votre activité.
📞 04 79 62 30 62 | Prendre rendez-vous sur Doctolib
Article rédigé par l’équipe des Podologues du Sommeiller, cabinet de podologie à Chambéry (Savoie, 73).